La classe et la fonction

la classe et la fonction

Mariana Alves – Chandeigne et Lima – 18€

Résumé de l’éditeur 

L’avis du libraire 

La classe et la fonction de Mariana Alves est un récit d’introspection qui revient avec une grande pudeur et une grande force sur l’histoire familiale et le temps de l’enfance de la Grande Petite. Fille d’immigrés portugais, la narratrice grandit à la fin des années 1990 dans une loge de gardien d’immeuble du riche et luxueux XVIe arrondissement parisien. Dans ce récit incisif et non-dénué d’humour, elle décrit ses conditions de vie dans ce microcosme façonné par les rapports de domination sociale entre les propriétaires, les Autres, et les invisibles, corvéables à merci. Un monde à hauteur d’enfant où l’intimité n’existe pas.

La Grande petite ausculte cet univers où les rôles sont tacitement définis : au travail mais aussi à l’école, à l’église ou dans les sphères plus privées. La fille au dictionnaire qu’elle est apprend vite ce que veut dire « mérite » ou « assimilation ». La connaissance devient alors une colère qui s’ajoute aux sentiments de honte, de peur et d’angoisse. Assez tôt dans sa vie d’adulte elle fera en sorte d’avoir son espace à soi, un lieu où « elle peut, si elle veut », un lieu où les autres ne s’immiscent pas.

La classe et la fonction est une maison hantée par la question de l’appartenance et de l’identité, du collectif et de l’intime. Ni transfuge de classe ni cliché, la Grande Petite aspire à construire sa maison rêvée et s’insurge contre le silence.

La classe et la fonction est aussi « une déclaration d’amour à la langue qui habite » l’autrice, l’écriture, un autre espace de liberté. Ses aînées, ses contemporaines, Annie Ernaux, Polina Panassenko, Caroline Dawson et d’autres autrices sont citées comme sources d’inspirations.

La classe et la fonction rétablit les faits et esquisse les premiers pas vers une chambre à soi, délivrée des fantômes du souvenir.

 

Mariana Alves nous raconte son enfance comprimée dans la loge d’un immeuble parisien où ses parents travaillent comme concierges. A la façon d’Annie Ernaux, elle témoigne avec distance et cynisme de ce manque d’intimité et de liberté constant. Un récit à contre-pied, qui montre l’envers du décor ultra représenté de la richesse parisienne.

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